PCF Section de Nancy - communiqué du 29 janvier 2010 sur les restrictions d'accès aux laboratoires de l'INRIA
Par DeNancy le vendredi 29 janvier 2010, 21:25 - force communiste - Lien permanent
On apprend ce matin qu'à Nancy des chercheurs subissent à l'université de graves préjudices parce qu'ils sont étrangers. De nationalité algérienne ou iranienne, ils travaillent en France depuis plusieurs années.
Désormais, ils n'ont plus accès aux laboratoires le soir ni le week-end parce que leurs recherches portent sur des domaines considérés comme sensibles par le ministère de la Défense. Cela se passe à l'Inria, institut prestigieux du campus des Sciences.
Les communistes dénoncent cet interdit.
- C'est une stigmatisation indigne de la République. Telle ou telle nationalité est globalement considérée comme un réservoir d'espions ou de terroristes.
- C'est une atteinte aux intérêts de l'université française qui cherche partout des diplômés étrangers pour remplir les amphithéâtres dépeuplés par le creux démographique français.
- C'est une entrave à la recherche scientifique à l'heure où le gouvernement prétend faire le pari de la « matière grise ». Les chercheurs de nationalité étrangère participent en effet à l'excellence scientifique de l'université française, donc à la production de connaissances et de brevets qui
s'appliqueront dans les industries de pointe.
- C'est une barrière dressée contre la coopération scientifique internationale, alors que l'Université Henri Poincaré entretient des relations avec 270 universités partout dans le monde et 380 accords de
coopération avec plus de 70 universités. Qu'en sera-t-il lorsque les chercheurs aujourd'hui interdits de laboratoire seront devenus professeurs éminents ou présidents d'universités dans leurs pays respectifs ?
Le déclin universitaire et économique, ça passe aussi par l'aveuglement sécuritaire.
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